LES SPIRITAINS

 

 

 

.....

CLIVO DI CINNA 195,
00136 ROMA, ITALIA
TEL. (39) 06 35 404 61
FAX: (39) 06 35450676
cssp@rm.nettuno.it
.csspinfo@tin.it

 

DUQUESNE UNIVERSITY
........

  France

  USA

  Nigeria

Taiwan

Germany

Ireland

Espagne

Brazil

Alto Juruá

  Canada

  TransCanada

  Nederland

  Swiss

  Poland

  England

  Portugal

Afrique du sud

  Puerto Rico

EURO SPIRITANS

Archives Générales

VICS

SPIRASI

Jacques-Désiré Laval

 

 

 


Misna

Zenit (Français)

Zenit (Portugues)

Zenit (English)

 

 

 

 

Maison généralice

Home Email

F. J. Libermann


Jean-Paul HOCH


Histoire de la Congrégation
 


Claude Poullart des Places :

comment un jeune homme devient Fondateur

 

Parmi les fondations de grandes Congrégations religieuses au 17 et 18 e siècles, les Spiritains sont nés bien discrètement. Ils n'ont pas été perçus comme un grand projet naissant, leur fondateur et ses premiers collaborateurs étaient de simples étudiants en théologie. Ils n'ont pas de grands appuis officiels, pas de haut lieu spirituel, ni de grande œuvre annoncée. Simplement un groupe d'étudiants parisiens veut se mettre au service des besoins urgents de l'Eglise, former des prêtres pauvres pour servir les pauvres.

Le 27 mai 1703, douze étudiants du Collège jésuite Louis-le-Grand à Paris, se consacrent ensemble au service de l'Esprit et de Marie Immaculée dans une chapelle de l'Eglise Sainte Etienne des Grès toute proche de leur lieu d'études. Ces étudiants se rencontrent déjà depuis quelques mois, avec la bénédiction de leurs responsables jésuites. Ils portent avant tout le souci de s'entr'aider matériellement et spirituellement dans leurs études, et de se mettre à la disposition des personnes pauvres ou malades autour d'eux.

Rien de comparable donc à la réunion historique des 7 premiers compagnons d'Ignace de Loyola, en 1534, dans une chapelle de Montmartre. Là il y a des personnalités qui ont déjà un passé notoire et une place reconnue dans plusieurs pays d'Europe. Là le projet est un véritable plan d'action apostolique mondial même, qui peut tout de suite commencer sous la forme de la Compagnie de Jésus.

Une initiative de partage entre étudiants

Les douze collègues de la rue St Etienne à la Pentecôte 1703, portent une ambition bien plus modeste, mais ils se disent aussi déterminés à suivre ensemble la volonté de Dieu sur eux. Parmi eux, Claude François Poullart des Places a une place toute particulière. La première initiative est venue de lui, celle de mettre à la disposition des autres les revenus que lui assurait l'aide de sa famille assez aisée. La forme, de soutien mutuel, qu'a prise cette générosité initiale, est déjà porteuse d'un projet plus ouvert qui va manifester peu à peu sa fécondité.

En effet, au début de cette action, Poullart cherche lui-même sa propre personnalité spirituelle. Comme au cours de ses études en Bretagne, il veut être ouvert à la volonté de Dieu, il veut répondre aux besoins des autres qu'il trouve sur son chemin. Il prend soin d'examiner tout cela à la lumière de la méthode de discernement de ses maîtres jésuites. Il met par écrit régulièrement le fruit de ses méditations ce qui nous donne un témoignage direct de ses intentions et de ses hésitations, et même de son action.

Un jour de 1702, il rencontre un ‘pauvre écolier' , Jean-Baptiste Faulconnier, qui n'a rien pour vivre. C'est le premier maillon d'une chaîne qui va aller en s'allongeant. Poullart lui partage ses ressources; il prend sur sa bourse, sur ses repas, sur tout ce qu'il a ; le Collège jésuite accepte de l'aider en lui remettant les restes des repas des étudiants. Il loue une chambre dans les environs immédiats ; Jean-Baptiste est bientôt rejoint par un autre compagnon de misère, et puis par un autre ...

Dès lors, il consacra ses épargnes et une partie de son nécessaire à fournir à quelques pauvres écoliers le moyen de poursuivre leurs études, jusque-là qu'il donnait chaque jour la moitié de sa portion à l'un d'entre eux qui demeurait à la porte du collège. C'est ainsi qu'il préludait à ce qu'il devait faire … avec un zèle dont les fruits subsistent encore aujourd'hui.

Une maison de Charité pour étudiants pauvres

La façon dont Claude Poullart des Places a débuté son aide est significative. Dès le début de son séminaire à Paris, il héberge les quelques jeunes qu'il aide dans un logement extérieur au séminaire, mais tout proche tout en restant lui-même au Séminaire ! On voit bien là qu'il ne s'agit pas d'une aide matérielle seulement mais d'une sorte de prise en charge de ces jeunes pour l'entretien matériel aussi bien que pour les études et dans l'idée de s'orienter vers le sacerdoce. En fait, c'est une véritable maison qu'il ouvre, location, logement, études, prières, cours au séminaire. C'est une « maison de charité » comme on disait.

Au début du carême de 1703, Claude-François quitte le Collège Louis-le-Grand d'où il devient de plus en plus difficile de prendre soin des pauvres écoliers ; il s'installe parmi eux, partageant en tout leur vie avec ses inconforts : disparités d'éducation et de culture, chambres sur-occupées, constante proximité... Et le nombre des jeunes augmentant sans cesse, il faut bien trouver d'autres logements et d'autres ressources, les quêter auprès des gens dont il était le pair, devenant ainsi leur obligé. Un vrai pèlerinage de pauvreté, plus coûteux que les privations qu'il s'imposait auparavant!

Au mois de mai, le petit groupe compte déjà une douzaine de jeunes autour de Poullart ; ils prennent alors la décision de se consacrer ensemble au Saint-Esprit sous la protection de Marie Immaculée. Ils réalisent leur projet le 27 mai, devant Notre-Dame de Bonne Délivrance, en l'église St Etienne des Grès à Paris ; ils deviennent ainsi une communauté dotée d'une règle de vie .

"Messire Claude-François Poullart des Places, en mil sept cent trois, aux fêtes de la Pentecôte , n'étant alors qu'aspirant à l'état ecclésiastique, a commencé l'établissement de ladite communauté et Séminaire consacré au Saint-Esprit, sous l'invocation de la Sainte Vierge conçue sans péché."

M. Desplaces commença par louer une chambre dans la rue des Cordiers, proche le collège, et y assembla les pauvres écoliers qu'il assistait déjà auparavant et dont les bonnes dispositions lui étaient connues. Les progrès en tout genre que faisaient ces premiers disciples étaient trop remarquables pour ne pas lui attirer d'autres excellents sujets. Il pensa donc à louer une maison pour qu'on fût plus au large. En peu de temps il s'y forma une communauté d'ecclésiastiques, à qui il donna des règles remplies de sagesse, qu'il fit examiner et approuver par des personnes d'une grande expérience. Lui-même pratiquait le premier ce qu'il recommandait aux autres. Il ne se contentait pas de leur faire souvent des instructions, il avait soin de leur faire donner des retraites par les plus habiles maîtres en ce genre. Il profitait même de toutes les occasions qui se présentaient pour leur procurer quelqu'entretien de piété. Il conduisait à sa communauté ceux de ses amis qui venaient le voir et en qui il reconnaissait le talent de la parole.

Le cadre de cette « communauté » destinée aux jeunes gens pauvres

Le lien que Claude Poullart entretien avec ses amis se modifie après l'engagement commun. Etant au milieu d'eux, fournissant l'argent nécessaire pour la location et la nourriture, il est forcément l'animateur devant les jeunes et le responsable devant les autorités jésuites. La maison doit s'organiser au quotidien pour atteindre ses objectifs c'est à dire se préparer ensemble à la prêtrise et à la vie sacerdotale. Un nouveau pas est franchi le jour où Claude Poullart et son petit groupe s'installent à quelques rues de Louis-Le-Grand, rue des Cordiers, toujours près de la rue Saint Jacques.

La Communauté , devenue plus nombreuse, exigea un local plus spacieux. Le 6 juin 1705, une autre maison fut donc louée par le vénéré Fondateur, rue Neuve Saint-Etienne (actuellement rue Rollin) où il vécut jusqu'à la veille de sa mort. Le 1 er octobre 1709 en effet, le séminaire s'installait à rue Neuve-Ste-Geneviève, actuelle rue Tournefort, paroisse St ­Etienne-du-Mont, où il put prendre le nom de Séminaire du Saint Esprit et y rester jusqu'en 1731.

La vie spirituelle de Poullart des Places après la fondation

Si les premiers mois de vie communautaire sont vécus dans la joie, Claude Poullart ne va pas tarder à éprouver la surcharge que lui imposent la sollicitude et les soucis de ses pauvres écoliers ; il reçoit de l'aide de la part de condisciples de Louis-le-Grand pour ce qui est de l'enseignement à donner à ces jeunes ; mais l'essentiel de la tâche lui revient, et dans des conditions de vie vraiment précaires. La communauté ne cesse de grandir : un an après la démarche fondatrice, les jeunes avoisinent la quarantaine ; et le père est de plus en plus bousculé par tout ce que peut comporter leur formation. A mesure que l'année 1704 va vers sa fin, Poullart se sent épuisé : il passe par un désert spirituel, et sans doute aussi par une grande lassitude physique. Un temps d'arrêt s'impose pour faire le point ; aux environs de Noël, il va chercher la vérité dans une retraite, où il bénéficie certainement de l'accompagnement d'un Jésuite sage. Depuis son enfance, rien d'important ne s'est décidé dans sa vie sans que les Jésuites ne l'aident dans son discernement.

Les notes de retraite qu'il rédige ont pour titre: « Réflexions sur le passé  ». Ce texte est bâti comme un Psaume : a) Rappel des bénédictions de Dieu, b) Exposé des détresses actuelles, c) Appel et confiance en la fidélité de Dieu. D'abord le rappel des temps de son union à Dieu :

Je ne pouvais quasi penser qu'à Dieu. Mon plus grand chagrin était de n'y penser pas toujours. Je ne souhaitais que de l'aimer, et, pour mériter son amour, j'avais renoncé aux attachements même les plus permis de la vie. Je voulais me voir un jour dénué de tout, ne vivant que d'aumônes après avoir tout donné. Je ne prétendais me réserver de tous les biens temporels que la santé dont je souhaitais faire un sacrifice entier à Dieu dans le travail des missions, trop heureux si, après avoir embrasé tout le monde de l'amour de Dieu, j'avais pu donner jusqu'à la dernière goutte de mon sang pour celui dont les bienfaits m'étaient presque toujours présents .

Dans une seconde partie, il constate le désarroi spirituel dans lequel il se trouve à présent:

En un mot, il faut l'avouer devant Dieu, je ne suis plus qu'un homme qui a quelque réputation de vivre encore et qui est très certainement mort, au moins si l'on compare le présent avec le passé. Hélas! je ne suis plus qu'un masque quasi de dévotion et l'ombre de ce que j'ai été [ ... ] Ce n'est pas autrement que le pied a commencé à glisser à tant de gens d'une vertu éminente, et qui ont enfin péri funestement. Qui doit plus craindre que moi une pareille chute après avoir éprouvé toute ma vie de si fréquentes inconstances dans mes retours vers Dieu et de si longs désordres ensuite?

La crise à travers laquelle il passe lui fait douter de la légitimité de sa fondation: est-ce que l'ambition n'était pas à la racine? N'était-ce pas présomption que de se lancer dans pareille aventure? C'est en faisant mémoire de l'amour indéfectible de Dieu pour lui qu'il reprend confiance : un amour qui l'a suivi depuis son enfance, et qu'il voit encore à l'oeuvre au sein de ses angoisses :

Je dois croire outre cela que le Bon Dieu aura encore pitié de moi, si je retourne à lui de tout mon coeur, car [ ... ] la conduite qu'il a tenue jusqu'ici 1° de ne permettre point que j'aie été content de moi-même un seul moment, toujours inquiet et chagrin de mon dérangement; 2° de me faire la grâce de voir toujours intérieurement que je n'étais rien moins que ce qu'on me croyait et ce qu'on me disait que j'étais; 3° de ne souffrir point que je me sois pu mettre au-dessus de tous mes scrupules qui, quoiqu'ils aient un peu contribué à me déranger, m'ont fait plus souvent approcher du sacrement de la pénitence et avoir plus d'inquiétudes quand l'occasion était présentée d'offenser Dieu : toute cette conduite de Dieu, dis-je, me fait espérer que le ciel ne sera point toujours de fer pour moi si je songe, de bonne foi, à pleurer mes fautes et à rentrer en grâce avec le Seigneur.

Rempli de cette sainte confiance par la grâce encore de mon Dieu, je vais donc examiner quel chemin est le plus court, sans considérer désormais le plus agréable à la nature, pour regagner celui sans lequel je ne puis, quoi que je fasse, vivre un moment en paix .

La retraite donne les bons fruits que Poullart en espérait ; aidé de son accom-pagnateur, il va aller de l'avant dans le service de sa communauté en croissance. Fondé uniquement sur l'amour fidèle de Dieu, et instruit par l'expérience de son épuisement, il va partager ses responsabilités avec des collaborateurs : ainsi naît une petite communauté de formateurs au service de la communauté des jeunes. En faisant un pas de plus sur le chemin de la pauvreté -le dépouillement de ses prérogatives exclusives- Poullart assurait aux pauvres écoliers une meilleure formation grâce à la concertation d'une équipe d'animateurs à leur service.

Claude-François a maintenant plus de temps et de liberté d'esprit pour terminer son cours de théologie; il est ordonné sous-diacre le 18 décembre 1706, diacre le 19 mars 1707 et prêtre quelques mois après, le 17 décembre. Selon son voeu à la fin de sa grande retraite de 1701, il accédait au sacerdoce libre de toute ambition et vanité personnelles.

L'originalité de la Fondation de Claude Poullart

Claude Poullart s'est orienté vers une « maison » de formation de prêtres pauvres au service des besoins non satisfaits dans l'Eglise. Il suscite ainsi une communauté qui se donne un esprit spirituel original. Son action fait naître une mystique fondatrice. Son originalité résultait d'une conception d'ensemble qui, par ses exigences de pauvreté, de gratuité et de durée des études, l'emportait sur les séminaires antérieurs.

- Un séminaire gratuit pour les pauvres

Les Règlements du Séminaire sont formels: "on n'acceptera que ceux dont on connaît la pauvreté" et personne qui puisse payer ailleurs sa pension. De plus il s'agit d'études à longue durée 6 à 9 ans. La subsistance a été difficile à assurer du temps de Poullart et après. Mais la gratuité était totale et il n'y avait rien à rembourser par la suite (cf Ecrits p.81 note)

- dans la mouvance des fils de St Ignace

C'est avec grande fidélité que Poullart et les siens ont suivi les Jésuites: pour les études, pour la direction spirituelle, pour les idées contre les Jansénistes et dans la question des rîtes chinois qui se discutaient encore. C'est avec les Jésuites une nette fidélité à l'Eglise instituée et au pape. Même après l'expulsion des Jésuites 1767, les spiritains n'iront pas prendre leurs cours en Sorbonne, mais obtiendront de donner eux-mêmes leurs propres cours! ce qui est très exceptionnel.

- des cours et des études contrôlées et accompagnées

Chaque jour il y avait 3 cours obligatoires et les répétitions à la maison, plus les Disputationes et Thèses, avec les cours complémentaires de chant, de cérémonies, de prédication et de catéchèse.

- alliance de science et de vertu.

Poullart des Places aimait à dire qu'il redoutait le zèle aveugle d'un prêtre zélé mais ignorant et il craignait pour la foi et l'obéissance d'un prêtre savant sans vertu. La piété sans doctrine peut causer bien du tort à l'Eglise avait dit Michel le Nobletz.

- mystique de pauvreté.

Le désintéressement avait été indiqué comme vertu cardinale pour un prêtre. Poullart des Places s'était réduit à une claire pauvreté matérielle; il avait refusé certains legs en sa faveur. En 1740, les spiritains refusent un legs qui leur est fait parce que les héritiers naturels sont vraiment pauvres. La pauvreté spirituelle, refus de toute gloire pour mieux accueillir Dieu, est souvent soulignée dans les règlements et dans l'esprit du Séminaire.

- un profond esprit de famille était né entre les membres de cette communauté et se manifestera au long de leurs futurs ministères .

Le récit des derniers mois de la vie de Claude Poullart doit être reporté ici, il est le serviteur qui se donne corps et âme aux pauvres, silencieusement, jusqu'à se priver héroïquement au cours de la famine de 1709, et succomber à la maladie :

Mais tandis que M. Desplaces se livrait tout entier aux soins qu'exigeait sa communauté naissante, et qu'il s'épuisait d'austérités, il fut attaqué d'une pleurésie jointe à une fièvre continue et à un ténesme violent qui lui causa pendant quatre jours des douleurs extrêmes. Elles ne purent arracher de sa bouche un mot de plainte, encore moins d'impatience. On n'apercevait le redoublement de ses souffrances que par les actes de résignation qu'elles lui faisaient produire. La défaillance même de la nature semblait lui prêter de nouvelles forces pour répéter souvent ces paroles du saint roi David : Que vos tabernacles sont aimables, ô Dieu des armées! mon âme ne saurait plus soutenir l'ardeur avec laquelle elle soupire après la demeure du Seigneur. (ps. 83, v 2-3)

Dès qu'on sut à Paris que sa maladie était sérieuse, un grand nombre de personnes distinguées par leur piété et par leurs places vinrent le voir [...] On lui administra de bonne heure les derniers sacrements, et après les avoir reçus avec un plein jugement et une parfaite liberté d'esprit, il expira doucement sur les 5 heures du soir le 2 Octobre l'an 1709, âgé de 30 ans et 7 mois. Tel fut le saint et célèbre M. Desplaces, instituteur du séminaire du Saint-Esprit à Paris. L'amitié que la conformité de vues, de caractères, de sentiments avait formée entre M. de Montfort et lui, a toujours subsisté entre les successeurs de ces deux grands hommes et leurs élèves.  

En fêtant ses 300 ans en 2003, la Congrégation a fait mémoire de tout ce qu'elle doit à son Fondateur. Par lui, elle est née dans la simplicité d'une écoute de Dieu, d'un abandon à sa volonté, d'un regard sur les besoins matériels des pauvres et sur les besoins spirituels auprès et au loin. Aussi loin qu'ils remontent vers leurs horizons originels, les spiritains trouvent l'attitude évangélique de ce jeune homme riche qui s'est fait pauvre pour que les pauvres aient accès aux mêmes dons de Dieu, et que l'Eglise entière en reçoivent les biens que Dieu a préparé pour tous ceux qui acceptent son amour.

Aussi, pleine d'admiration spirituelle pour les grâces fondatrices qu'a reçues le Serviteur de Dieu, Claude François Poullart des Places , et pour les fruits dont a bénéficié l'action missionnaire de toute l'Eglise, la Congrégation du Saint Esprit se réjouit de ce que la Cause de canonisation ait été introduite, et elle renforce sa demande que soit reconnue la sainteté de son fondateur.

 

CHRONOLOGIE DE POULLART DES PLACES (1679-1709)

1679 26 février, naissance de Claude-François Poullart , à Rennes

baptisé le lendemain, 27 février 1679.

1685 La famille des Places s'installe sur la paroisse Saint-Germain.

1690 La famille des Places s'installe rue Saint-Sauveur.

Octobre, Claude Poullart entre au Collège Saint-Thomas.

1693-1694 Première rhétorique, à Rennes.

1694-1695 Seconde rhétorique, à Caen.

1695-1698 Philosophie à Rennes (trois ans).

1698-1700 Droit à Nantes (deux ans).

Au retour, scène de la robe, à l'Hôtel de la Monnaie.

1700 - 1701 En famille à Rennes.

1701 Octobre, Claude Poullart entre à Louis-le-Grand.

1702 ..15 août, Claude Poullart reçoit la tonsure.

1703 ..27 mai, Claude Poullart fonde la Communauté du Saint-Esprit.

1704 ..Vacances de Noël, retraite au Noviciat des Jésuites.

1705 ..6 juin, Claude Poullart reçoit les ordres mineurs.

A Noël, la communauté s'installe rue Neuve-Saint-Etienne (actuelle rue Rollin)

1706 ..18 décembre, sous-diaconat de M. Poullart des Places.

1707 ..19 mars, diaconat; 17 décembre, prêtrise.

1708..Octobre, arrivée de M. Louis Bouic, diacre originaire de Guillac (diocèse de Saint-Malo).

1709 ..1 er octobre, installation de la Communauté rue Neuve-Sainte-Geneviève (actuelle rue Tournefort).

2 octobre, mort de M. Poullart des Places . M. Garnier lui succède.

1989 1 er octobre, Décret d'ouverture de la Cause de Canonisation de Claude Poullart des Places

 

__________________________________________________

1- Un séminariste trop pauvre pour pourvoir à sa formation en vue du sacerdoce.

2- Thomas écrit dans son Mémoire: « M. son père, qui allait à l'épargne, ne lui donnait qu'une pension de huit cents livres. C'était une pension assez modique pour un jeune homme de son âge. »

3- Besnard Ch., Vie de M. Louis-Marie Grignon de Montfort (1770) p. 274-284, Centre International Montfortain, Rome, 1981.

4- Le titre de « communauté » n'apparaîtra pas officiellement, tant qu'elle ne sera pas reconnue légalement (1734), quant à la règle de vie, ce n'est que peu à peu qu'elle va se préciser.

5-extrait d'un Registre c.s.sp. -aujourd'hui disparu-, mais copié in ‘Gallia Christiana', 1744

6- Besnard, op.cit.

7- ‘Réflexions sur le passé' de Claude-François Poullart des Places in Joseph LECUYER, Claude-François Poullart des Places, 1679-1709. Ecrits. Réédition des Cahiers spiritains n° 16, 1988, Centre spiritain de recherche et d'animation, maison généralice, Clivo di Cinna 195, Roma.

Une nouvelle édition critique de l'ensemble des Ecrits de Poullart des Places est publiée dans De MARE  Christian, Aux racines de l'arbre spiritain, Claude-François POULLART DES PLACES, Mémoire Spiritaine, Etudes et Documents n° 4, Congrégation du Saint-Esprit, 30 rue Lhomond, 75005 PARIS, 1998, 422 p.

8- Ce texte et le précédent sont tirés des mêmes ‘Réflexions.sur le Passé'

9- Lors de la reconnaissance légale (1734), la communauté des formateurs s'appellera désormais Société du Saint-Esprit, et celle des pauvres écoliers, Séminaire du Saint-Esprit.

10- Cf. De Mare Christian, Aux racines de l'arbre spiritain Op. Cit

11-J. Michel op. cit. p. 187.

12- Besnard, op.cit.

13 Sa cause de canonisation, introduite en 1988 à Paris, est maintenant en examen à Rome.

 

 

CGE Rome 2008



CGE Rome 2008 : préparation du prochain Conseil général élargi

CGE Rome 2008 : Nature et fonctionnement du Conseil général élargi (CGE)

CGE Rome 2008 : Agenda provisoire

CGE Rome 2008 : Membres du Conseil général élargi

 

Misna.

Zenit (Portugues)... Zenit (English) .. Zenit (Français)

 

 

Copyright ©2007 mission-cssp.pcn.net